|
|
|||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
|
|
|
|
|
|
|||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
|
|
|
||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
|
Congrès
|
||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
![]() Programme complet |
![]() Introduction de Bernard Ancori |
![]() Résumés du jeudi 10 |
![]() Résumés du vendredi 11 |
![]() CV des intervenants aux tables rondes |
JEUDI 10 JUILLET - 1ère DEMI-JOURNEE : MATIN |
9H-9H45 : Accueil
Petit-déjeuner d'accueil (café, jus d'orange, croissant) 10H-12H : Discours d'ouverture.
|
|
|
Accueil par Monsieur Terry Davis, Secrétaire Général du Conseil de l'Europe
En présence de Monsieur Adrien Zeller, Président de la Région Alsace,
Monsieur Guy Dominique Kennel, le Président du Conseil Général du Bas Rhin,
Monsieur Roland Ries, Maire de Strasbourg,
Monsieur Jean louis Hoerlé, Président de la Chambre de Commerce et d'Industrie de Strasbourg et du Bas Rhin,
Monsieur Bernard Ancori, Vice-Président « Sciences et société » Université Louis Pasteur Strasbourg.
Animé par Monsieur Daniel Riot, journaliste de relatio-europe.eu
JEUDI 10 JUILLET - 2ème DEMI-JOURNEE : APRES- MIDI
|
|
|
Nombre d'historiens ont brossé des tableaux des pratiques culinaires, des règles alimentaires, des représentations sociales de la table française ... Le terme « Gastronomie » apparaît en 1801. Au début du XIXème siècle, on assiste à la floraison d'ouvrages sur l'alimentation avec Brillat-Savarin, Grimod de la Reynière... Ce phénomène est intimement lié à la création, au succès du Restaurant, aux mutations sociales et culturelles de la France. |
Le chef devient un artiste et le plaisir de bien manger devient une qualité et non un péché. La cuisine acquiert ses lettres de noblesse. Les chefs s'organisent et codifient leurs spécialités, ce qui permet à la France de dominer la haute cuisine des grands restaurants dans le monde entier.
Simultanément, par le discours de multiples publicistes et le relais de tous les arts (littérature, musique, peinture), la cuisine passe désormais comme un élément fondateur de l'identité française.
|
Aujourd'hui, l'art culinaire est transmis de génération en génération, et contribue à promouvoir le respect de la diversité culturelle. Parle-t-on d'identité ou d'identités ? |
|
![]() Mousseline de Grenouilles Par Marc Haeberlin Restaurant "l'Auberge de l'Ill" |
C'est à travers toutes les dimensions culturelles et pluridisciplinaires (histoire, terroir, région, nation, espace de développement durable et touristique) que nous appréhendons la gastronomie en Europe
Jean Robert Pitte, président de séance. . Vice-président de la Société de Géographie, membre de l'Institut Académie des Sciences morales et politiques, Paris France
PD Dr Karin Becker, enseignant-chercheur, Université de Münster, Allemagne
Cuisine bourgeoise et identité française dans la littérature romanesque
Allen J. Grieco, chercheur associé, The Harvard University Center for Italian Renaissance Studies,
Florence, membre du comité de l'Ocha Italie.
Alimentation, diète et gastronomie à la Renaissance
|
|
Marc Haeberlin, Auberge de l'Ill, Illhaeusern, France |
Örn D. Jonsson, économiste, géographe, Professeur Innovation et Entreprenariat,
Département de Business et Economie, Université d'Islande
Qu'a apporté l'exportation du poisson dans le monde aux traditions culinaires des autres cultures ?
Fabio Parasecoli, journaliste, historien, professeur, Université New York, USA
La redécouverte des identités culinaires en Italie
Liliane Plouvier, historienne des sciences et techniques. Fondatrice et vice-présidente du Centre de gastronomie
historique à la Haute école Francisco Ferrer Bruxelles, Belgique
L'éternelle nouvelle cuisine : des origines à nos jours
Patrick Rambourg, historien, Université Paris VII - Denis Diderot, Paris, France.
Comment la cuisine française s'est nourrie des cuisines du monde
Denis Saillard, professeur agrégé d'histoire, chercheur rattaché au Centre
d'Histoire culturelle des sociétés contemporaines (CHCSC), Université de Versailles Saint-Quentin-en-Yvelines, France
Gastronomie et identités nationales en Europe
Peter Scholliers, historien, Université Bruxelles, Belgique.
La construction d'une identité nationale à partir de régionalismes :
la Belgique et la cuisine, 1830-1930
Radu Stern, historien de l'art et gastrosophe, musée de l'Elysée Lausanne, Suisse.
La cuisine comme art
|
|
Hervé This est physico-chimiste à l'INRA, Equipe de gastronomie moléculaire, et Directeur Scientifique de la Fondation Science & Culture Alimentaire, à Paris, France |
2 TABLES RONDES AU CHOIX
|
|
Comment l'Europe contribue à ces évolutions ou révolutions culinaires ? L'histoire, la géographie et les cultures jouent un rôle essentiel dans ce processus culinaire et l'homme y participe De la production agricole à l'assiette, toutes les évolutions des techniques et des sensibilités deviennent un art, à force de se perfectionner. La transmission de ces racines et cultures contribue au développement de ce patrimoine. Au-delà des savoirs et pratiques, des relations avec l'environnement, les productions du terroir comportent une dimension identitaire et patrimoniale qui leur est spécifique. Cela joue un rôle capital dans la construction des valeurs sociales, et les valeurs du terroir sont très en vogue actuellement. |
Par définition des « produits du terroir » sont issus d'un patrimoine local, d'un savoir-faire et d'une histoire : ils donnent du sens à la représentation que nous nous faisons de l'acte de manger.
L'image associée aux produits du terroir est valorisante. Cette image induit des effets de plaisir pour les consommateurs. La plus-value culturelle peut ainsi se transformer en plus-value économique.
|
Mais dès lors, les démarches de mise aux normes selon les réglementations européennes peuvent devenir contraignantes pour certains producteurs de « produits dits du terroir. » Le gage de sécurité nécessite parfois des compromis entre les différents acteurs de la filière de la « fourche à la fourchette ». Quels seront demain, les enjeux pour nos produits du terroir ? |
|
|
Joseph Daul, député européen, Président de Séance, France
Eric Roux, journaliste culinaire, modérateur, France
Colette Bierry, proviseur de l'Ecole hôtelière, Strasbourg, France
La valorisation des produits du terroir au centre de la formation des futurs chefs de demain
Jésus Contreras, Professeur, Université de Barcelone, directeur de l'Observatoire de l'Alimentation,
membre du comité de l'Ocha, Espagne
La globalisation valorise les produits du terroir
|
|
Christine Ferber, pâtissier, Niedermorschwihr, France |
Joseph Hossenlopp, cuisinier, Cemagref, organisme public de recherche finalisée sur la gestion des eaux et des
territoires, France
Le terroir et le goût de l'authentique
Alex Miles, sociologue de l'alimentation et pâtissier, Dijon, France
Localement votre
Gilles Pudlowski, critique gastronomique, France
|
|
Michel Roth, chef du restaurant l'Espadon, Hôtel Ritz, Paris, France |
André Schneider, député de la 3ème circonscription du Bas Rhin, Vice Président
de la Délégation Française de l'Assemblée Parlementaire du Conseil de l'Europe et de l'Union de l'Europe Occidentale, France
Cuisine à la bière et tradition européenne
Alain Strasser, directeur Aerial, Centre de Ressources Technologiques et Institut Technique Agro-Industriel, Strasbourg, France
Sécurité alimentaire et typicité des produits : est-ce compatible ?
Yves Zehr, Président Directeur Général COOP Alsace, Strasbourg, France
A la recherche de nos racines pour plus de saveurs
L'homme, étant un animal social, vit en communauté, en famille, entre amis, et mange en collectivité, à la maison ou au restaurant.
Pour appréhender toute la complexité du repas, il faut avoir à l'esprit ce lien psychosocial. Famille, éducation, goûts, expériences,
fêtes et âge influencent nos rapports à l'alimentation.
Manger est une affaire bien complexe, fonction de l'environnement social et culturel propre à chacun. Il s'agit de décrypter les comportements
autour d'une table.
Echanger autour des habitudes de consommation et de la culture gastronomique est une étape vers le dialogue interculturel. La psychologie interculturelle montre que gérer et signifier la différence culturelle constitue de plus en plus un des enjeux du repas.
Francis Chevrier, président de séance, IEHCA, Institut Européen d'Histoire et des Cultures de l'Alimentation, Tours, France
Frank Hausser, modérateur, ULP Strasbourg, France
Dominique Cassuto, nutritionniste, hôpital La Pitié Salpetrière, Paris, France
Les enjeux du repas
Patrick Denoux, Professeur de Psychologie Interculturelle, Université de Picardie Jules Verne, LPA
(Laboratoire de Psychologie Appliquée) PIPS (Processus Identitaires, Processus Sociaux), France
Les agapes interculturelles : entre repliorthorexique et autopoïèse
Jean Claude Kaufmann, sociologue, Directeur de recherche au CNRS, Paris France
A table, le théâtre des familles
Johanna Mäkelä, directeur de recherche, centre de recherche de la consommation, Finlande
Repas chaud et froid : l'alimentation Nordique en transition
Estelle Masson, Maître de Conférences en Psychologie Sociale à l'Université de Bretagne Occidentale (Brest).
Membre du Centre de Recherche en Psychologie Membre associé au Centre d'études Transdisciplinaires, Sociologie, Anthropologie, Histoire (CNRS / EHESS).
Convives et degrés de liberté aux tables européennes
|
|
Thierry Marx, chef du restaurant "Château Cordeillan-Bages" |
Christine Méo, infirmière conseillère technique auprès du Recteur, Strasbourg, France
L'école face aux comportements alimentaires des enfants et des adolescents
Jacques Puisais, œnologue, président fondateur de l'Institut du Goût, Paris et Président de
l'Institut Sapere, Bruxelles, Belgique
La place du goût dans l'évolution des sociétés
|
Pierre Rival, critique gastronomique, Paris |
|
|
SOIREE DE PRESTIGE
|
Dans la salle Erasme du Palais de la Musique et des Congrès de Strasbourg, sous la direction de Marc Albrecht, avec Pieter Wispelwey au violoncelle
|
|
Schumann :
|
Dans ce concert consacré à Robert Schumann dirigé par Marc Albrecht, outre son concerto pour violoncelle et la Symphonie n°4, sera donnée la 3ème symphonie dite "Rhénane", promenade musicale inspirée le long des berges d'un fleuve qui, plus que tout autre, irrigue le romantisme allemand. Alors, Strasbourg semble évidemment le lieu idéal pour se plonger avec délices dans cette errance artistique au coeur de paysages grandioses et des sources de l'immense fleuve à la Lorelei. L'OPS nous entraîne sur les traces d'un compositeur dont son "collègue" Ernest Chausson disait : "Schumann est le vrai poète du coeur humain. Avec lui la forme semble ne pas exister"...Un jugement que ce concert culminant réussira à nous faire partager, certainement.
Vendredi 11 JUILLET - 3ème DEMI-JOURNEE : MATIN
|
3 TABLES RONDES AU CHOIX
|
Le pouvoir des odeurs, des saveurs, le plaisir du goût, l'imagination d'une composition, la mise en scène d'un menu, ont-ils le même sens, la même valeur dans tous les pays d'Europe ? Et l'on s'aperçoit avec surprise que l'histoire du goût et l'histoire de l'art ont beaucoup en commun. C'est aussi à travers le cinéma qu'on revit des moments de plaisir à table, des rituels, des scènes de la vie, des passions, et de grands moments d'histoire... |
|
|
Christian Millau, écrivain, Président de séance, France
Nicholas Snowman, Directeur Général de l'Opéra national du Rhin , Strasbourg, France
Roberta Alberotanza, Présidente du Conseil d'orientation des itinéraires culturelles du Conseil de l'Europe, Luxembourg, ex-Présidente du Comité de la Culture du Conseil de l'Europe, Strasbourg, France
Les valeurs européennes de la gastronomie autour du livre: « Cultures Culinaires d'Europe ».
Ruth Cruickshank, Maître de Conference, School of Modern Languages, Literatures and Cultures, Royal Holloway,
University of London, Grande-Bretagne
Le Septième art et les cinq sens à l'heure de la mondialisation: la mise en scène de
la gastronomie française
|
|
Eric Frechon, Hôtel-restaurant: Le Bristol, Paris, France |
Etienne Heimermann, photographe, Lyon, France
L'art s'expose
Fabio Parasecoli, journaliste, Italie, professeur, Université de New York, USA
Le goût et le cerveau
|
|
Yves Pinard, chef du restaurant « Le grand Louvre », Paris, France |
Nathalie Politzer, ingénieur, Institut du goût. Paris, France
Les différences entre goûteurs: des différences innées et des différences acquises
|
|
Alain Reix, chef consultant, Paris France |
Miguel Sanchez Romera, neurophysiologue et chef de cuisine, Barcelone
L'importance de l'intelligence émotionnelle dans la culture du goût
|
Nicola Mattana, sommelier de Suisse, Buonvini AG, Zurich. |
|
La Cuisine est un centre d'art unique en son genre qui s'appuie sur les enjeux de l'alimentation dans le but de rapprocher le grand public et les acteurs de la vie économique locale de la création artistique. Certains chefs, à l'instar d'une kyrielle d'artistes, fondent leurs problématiques sur le produit, et travaillent sur la mise en scène de plats, de recettes. |
|
|
Leur travail s'apparente à celui du plasticien et « usant des différentes armes de leurs palettes », ils composent en fonction des sentiments, et des émotions qu'ils souhaitent transmettre au spectateur/dégustateur.
Admettre l'idée que la gastronomie est un art, au même titre que la musique, la littérature ou d'autres disciplines, nous amène à suivre l'évolution de son statut dans le cadre d'une réflexion d'ordre esthétique.
Les écrivains, comédiens, designers y participent dans leur mise en scène...
Le cuisinier se doit d'être un designer paysagiste d'assiette pour mieux se vendre...
Faire du beau avec du bon et avec du sens, oser surprendre, c'est l'ambition de nos chefs et professionnels des métiers de bouche.
Chaque civilisation a eu son propre mode d'organisation des repas, et le XXe siècle a vu ces organisations changer plusieurs fois en France. Les services de table, conçus par les fabricants de porcelaine, s'adaptent aux évolutions des moeurs, à nos recettes actuelles.
Quel esthétisme nous prépare-t-on pour demain ?
Y a-t-il différentes manières de mettre la table en Europe ?
Ingrid Astier, écrivain, président de séance, France
Olivier Reneau, journaliste design, modérateur, France
Benedict Beaugé, écrivain, France
Vers une esthétique culinaire
Marc Bretillot, Designer culinaire, France
Manger par tous les sens
|
|
Sonia Ezgulian, Cuisinière, les Sardines Filantes, Lyon, France |
Antoinette Faÿ-Hallé, conservateur général du patrimoine, directeur du Musée national de
Céramique- Sèvres, France
De la cuisine à l'assiette : mettre le couvert n'est pas anodin
Sébastien Gaudard, chef/gérant du Delicabar au Bon Marché, Paris.
|
|
Dominique Loiseau, restaurant Bernard Loiseau, Saulieu, France |
Comment mange-t-on en Europe ?
L'Europe est-elle encore assise autour d'une table pour manger et pour éprouver du plaisir ? Mange-t-on tous les jours de la même manière ?
Depuis quelques siècles, le simple besoin de se nourrir a laissé la place au plaisir, AUX plaisirs !
|
|
Par l'imagination et la passion des uns et des autres, la cuisine a été élevée au rang d'art, et les plats de chefs d'oeuvre. Le plaisir commence déjà en découvrant le lieu, à la lecture du menu, et il se poursuit dans l'attente du plat, puis dans sa présentation : couleurs, odeurs sont les prémices fondamentaux pour stimuler nos papilles et notre appétit. « « Faites vous plaisir avec ce dessert » comme on dit bien souvent en France : |
Le vin se regarde, se hume, se déguste et se discute. Quoi de meilleur que de sentir son enthousiasme partagé, quoi de plus passionnant que de confronter les jugements.
Un demi de bière s'écoute, se regarde, se sent et se boit lentement, avec sagesse et esprit de partage. La bière a un vrai langage social qui mérite sa place au coeur de la gastronomie.
Le repas est une fête, un moment de convivialité, de partage, et d'amour: écoutons Brillat-Savarin sur le chocolat: « Heureux chocolat, qui après avoir couru le monde, à travers le sourire des femmes, trouve la mort dans un baiser savoureux et fondant de leur bouche ».
Si le plaisir est la satisfaction d'un désir, ne faut-il pas aborder la gastronomie sous l'angle du désir? Quelle est la part d'imaginaire dans le désir?
Désir de raffinement, désir de renouvellement des goûts, désir de s'alimenter sainement, désir de s'enivrer, désir d'évasion...
Darra Goldstein, éditrice, Gastronomica, The Journal of Food and Culture University of California Press, USA, président de séance
Jean Claude Simoën,éditeur, Paris, modérateur, France
Dominique Bouchet, restaurant Dominique Bouchet, Paris, France
|
|
Christophe Felder, pâtissier, Paris, France |
PD Dr Gunter Hirschfelder,, Maitre de chaire à l'université de Bonn.
Institut de philologie allemande et d'études culturelles comparées. Département d'anthropologie culturelle et des traditions populaires, Allemagne
Gastronomie : entre désir et horreur
Nathalie le Foll, journaliste, Paris, France
La création des recettes dans les magazines, source de rêve
Dr Daniel Lemler, psychiatre, Chargé d'enseignement à l'ULP, Président du Groupement des Etudes
Psychanalytiques de la FEDEPSY, Strasbourg, France
La gastronomie : de la jouissance au plaisir
Hervé Marziou, biérologue, France
Les plaisirs gustatifs de la bière : alliance, harmonie, félicité
Caroline Mignot, journaliste gastronomique, France
Le désir suscité par le restaurant
Thierry Mulhaupt, chocolatier, Strasbourg, France
Le plaisir simplement complexe du chocolat
Michèle Villemur, journaliste, auteur, déléguée général du Salon International du livre gourmand de Perigueux, France
Générosité, partage et désir charnel
Marie Christine Clément, , écrivain, hôtelière - restauratrice, grand hôtel le Lion d'Or Romorantin-Lanthenay, membre du comité de l'Ocha, France
Entre désir et plaisir : la gourmandise
Daniel Riot est journaliste à relatio-europe.eu
Vendredi 11 JUILLET - 4ème DEMI-JOURNEE: APRES-MIDI |
Le brainstorming, principale méthode pour laisser la liberté d'expression au groupe, dans une ambiance conviviale.
|
La différenciation ? Le lien ? La mondialisation ? Le « petit truc en plus » qui va nous donner envie d'en parler, d'échanger, de dialoguer et de dire ensemble que nous construisons le congrès 2009, à Strasbourg, au coeur de l'Europe. |
|
![]() Sonia Ezgulian Restaurant "les Sardines Filantes", Lyon |
On veut rendre à la gastronomie un pouvoir d'émotion, de complicité, de durabilité, d'identités ...
Nous développons ensemble un réseau de partenaires, et un comité scientifique soigneusement sélectionné et fédéré autour de valeurs communes: pionniers sur leur marché, visionnaires, créatifs et multiculturels, engagés autour de la gastronomie.
La France vient d'entamer une démarche visant à faire reconnaître par l'UNESCO que sa cuisine est un élément essentiel de sa culture et de son patrimoine et par conséquent a demandé son inscription sur la liste représentative du patrimoine mondial.
Une telle action serait-elle envisageable au niveau de l'Union Européenne ? Autrement dit peut-on parler d'une culture européenne commune en matière alimentaire qui serait, pour les Européens, facteur d'identité ?
La grande diversité et la richesse des techniques et savoir- faire qui nous ont été transmis par des générations d'habiles paysans et artisans européens constituent-elles, pour notre continent, une particularité culturelle qu'il nous appartient de mieux mettre en valeur et de transmettre à nos enfants ? Comment faire pour y parvenir ? Ces cultures alimentaires sont-elles réellement menacées par la standardisation des modes de vie imposée par la mondialisation ?
A l'heure ou l'alimentation et son corollaire culinaire quittent le champ du seul aimable propos gourmand pour mettre en évidence les enjeux techniques et culturels de production, d'identité et de consommation, l'Europe se doit de se questionner sur sa culture culinaire. C'est l'ensemble d'un propos social et culturel, prenant en compte tradition et mouvement, qu'il s'agit de questionner.
Un proverbe anglais dit que les prévisions sont très difficiles, spécialement celles qui portent sur l'avenir ! Il est utile de se le rappeler quand on ose parler du futur de la gastronomie européenne ! Après que la Nouvelle Cuisine soit devenue la ... vieille cuisine, quelle sera la cuisine européenne de ce siècle ? Sera-t-elle moléculaire ou de terroir ? "Fusion" ou traditionnelle ? Biologique ou OGM ? Fast food ou slow food ? Qui vivra goûtera !
Avec toutes les préoccupations concernant la faim mondiale, le réchauffement climatique, les économies de transport, la vache folle, les OGM, quel sera notre futur ?
Classique ou faisant appel aux nouvelles technologies, le monde des media et de la communication gastronomique est en pleine évolution. Celle-ci mérite d'être étudiée tant au niveau européen que dans le cadre d'une globalisation de plus en plus grande.
Le congrès « Cultures et Saveurs d'Europe » pourrait être le lieu d'une telle réflexion : chaque année des ateliers pourraient y être consacrés.
Dans cette perspective, l'atelier « Media & Communication » se propose d'échanger sur les formes que pourrait prendre, dans le futur, cette réflexion et aux pistes à explorer : situation européenne, nouveaux medias qu'ils soient utilisés par :
Interactifs, ces ateliers sont ouverts à tous : universitaires et praticiens, écrivains, philosophes, auteurs, ... Ils concernent la gastronomie comme un des éléments fondamentaux du patrimoine européen, et un des enjeux culturels majeurs.
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|